jeudi 14 novembre 2013

L'appétit des Genêts

Difficile de se faire une place dans le paysage sportif de la région quand on est un club de football. Pourtant le club des Genêts d'Anglet est un beau centenaire à la vie déjà bien remplie. Un très beau projet sportif né il y a une quinzaine d'années a permis au club jaune et vert d'obtenir des résultats probants et de progresser régulièrement. 

Si les joueurs de l'équipe fanion évoluent depuis 2011 en CFA2 (Championnat de France Amateur 2), ils avaient passé les six saisons précédentes au niveau supérieur (l'équivalent d'une quatrième division nationale). Avec en point de départ de cette belle aventure, un inoubliable 32e de finale de Coupe de France contre Guingamp en 2003. Ce jour-là, le club angloy perd sur la plus petite des marques. La faute au buteur guingampais de l'époque, un certain Didier Drogba…
Une très belle expérience qui a permis de souder l'équipe et de montrer qu'au pays basque les ballons ne sont pas toujours ovales. Ils remportent d'ailleurs cette même année la Coupe d'Aquitaine au détriment du Pau FC. Exploit qu'ils reproduisent trois ans plus tard face au voisin et rival de l'Aviron Bayonnais. 
La saison dernière, les Genêts ont terminé à une très belle 5e place de championnat et ont malheureusement échoué en finale de Coupe d'Aquitaine face au Lège-Cap-Ferret.

© Genêts
Le football amateur
Comment fait-on pour vivre et obtenir des résultats quand on est un sport amateur ? Et à plus forte raison dans l'ombre d'un football professionnel omniprésent médiatiquement - et pas tout le temps en bien - où les coups de force succèdent aux mauvais coups. Loin de ces excès là, les clubs amateurs essaient d'exister et de faire apprécier leur sport à un public "gavé" de retransmissions télévisées, certes intéressantes mais où le côté humain et sincère du joueur est oublié. 
C'est au bord d'un terrain que l'on mesure la difficulté d'un sport, les efforts d'un joueur, la pression d'un match. C'est une ambiance qui se dégage des tribunes, une pression qui sort des vestiaires avant le début d'un match, une joie au coup de sifflet final. L'amateur de sport aime le sport amateur, c'est là qu'il trouve la passion, le sens du jeu, le partage, l'authenticité.

© Genêts
Stabilité et confiance
Le club des Genêts d'Anglet peut s'appuyer sur un comité directeur enthousiaste et motivé. Pour une grande majorité anciens joueurs du club, ils connaissent parfaitement la "maison" et ont tous envie de faire progresser ce club. Lentement mais sûrement. Au sein de l'association, pas d'ambitions démesurées, mais un réalisme sain et lucide. Dans une région de rugby, où le football passe aussi après la pelote ou le surf dans le choix des jeunes, les Genêts, avec un budget total de 650 000 € ne rêvent pas, ils misent sur l'universalité de leur sport. Et cela fonctionne, 350 enfants entre 5 et 16 ans garnissent les équipes du centre de formation. L'association comprend plus de 80 éducateurs et dirigeants pour encadrer tous les joueurs. Une section sportive a même été créée au Collège Endarra, une structure féminine va voir le jour cette année et il existe déjà une école d'arbitrage avec quinze arbitres affiliés. 
© Genêts
C'est grâce à toutes ces personnes de bonne volonté, prêtes à donner de leur temps, que ce club vieux de 103 ans peut continuer d'exister dans le paysage sportif du pays basque. « Les budgets sont serrés » précise Pierre Gourgues, responsable de la communication du club, « et parcourir plus de 50 000 kms  par saison pour les déplacements de toutes les équipes, cela a un coût. » Si on rajoute les émoluments des quelques salariés, les frais divers, on comprend très vite que la survie d'un club amateur  tient du miracle. Car les rentrées d'argent se font rares et fragiles. « Nous fonctionnons beaucoup avec les partenaires qui nous aident chaque saison, la municipalité qui gère aussi très bien les terrains à Anglet St Jean, Girouette et Choisy, les différentes animations (lotos, vide-greniers, Cabanas…) que nous organisons au cours de l'année et la plaquette annuelle qui nous permet de récolter des fonds nécessaires à la vie du club. » Un club endurant empli de bonnes volontés et très attaché à la vie et à ses valeurs.


Alors, si vous avez envie de vivre un bon moment au bord du terrain ou en tribune, rendez-vous au stade d'Anglet St Jean (9, avenue de Brindos). L'entrée n'est que de 5 € et offerte pour les dames.

mardi 22 octobre 2013

Eric Irastorza, une montagne basque en Floride





« Toute récompense est attribuée quand il y a du travail et des sacrifices derrière. »







En fait, il faut peu d'éléments pour faire une belle carrière : du talent souvent, des sacrifices et du travail toujours, des circonstances heureuses parfois et de la volonté avant tout. Eric Irastorza a réuni tout cela, et même plus, pour devenir ce qu'il est aujourd'hui, et ce depuis plus de dix ans : un des tous meilleurs joueurs pro de cesta punta au monde. 

Physiquement, Eric Irastorza est une montagne. Imposant, il dégage une puissance et une assurance de statue de la Renaissance italienne. Mais au contraire du David de Michel-Ange ou de l'Hercule de Bandinelli - je vous invite à aller voir ces chefs-d'œuvres sur internet pour en apprécier l'esthétique - Eric s'exprime d'un regard et d'une voix impressionnants de conviction. La volonté, la détermination, cette force intérieure, c'est de là que tout est parti pour ce natif de Bayonne qui débute à dix ans sur le fronton de Bidart. Seize fois champion de France dans les catégories jeunes et deux fois vainqueur du championnat du monde amateur, à Cuba en 1995 et à Mexico en 1998, il décide de franchir l'océan qu'il côtoyait tous les jours pour s'installer là où la pelote est un métier : Miami. 

Il a 22 ans quand il débarque dans la ville la plus hispanique des Etats-Unis avec son "gant" et sa valise. Dans celle-ci, il y a tous ses titres et une ferme ambition : « être le numéro un. » Les premiers jours ses couronnes de lauriers ne lui servent à rien « Tu as beau avoir gagné de nombreux championnats chez les amateurs, quand tu arrives là-bas, tu repars à zéro.  » C'est alors sa rage de réussir qui va le mener à cette remarquable carrière. Cinq fois champion du Monde (2000, 2006, 2007, 2008 et 2013 il y a quelques jours à Biarritz), vainqueur des Internationaux de Saint Jean de Luz à cinq reprises, sept fois auréolé du Gant d'Or à Biarritz (dont le dernier cet été) et de nombreux tournois en Floride.


Etre le meilleur 
Un palmarès admirable qui mérite tout le respect dû à un grand champion. Pour arriver, et rester  aussi longtemps à ce niveau, il faut un caractère hors normes et de la persévérance sans faille pour surmonter les difficultés récurrentes que sont les blessures, la fatigue, voire le découragement épisodique. Mais la montagne basque de Miami a traversé - et traverse encore - les obstacles avec opiniâtreté. « Toute récompense est attribuée quand il y a du travail et des sacrifices derrière. » lance t-il comme pour justifier sa réussite, «Je n'ai eu que ce but en tête depuis que je suis à Miami et je dois travailler tous les jours pour faire mes preuves. » Avec six après-midi de jeu par semaine, les matinées sont consacrées aux entraînements et surtout à la récupération. « En prenant de l'âge, la récupération devient de plus en plus importante » s'amuse Eric qui a fêté ses 37 ans au mois d'août. 






Biarritz ou Miami ?
S'il se donne encore « deux ou trois ans de jeu au plus haut niveau, à condition que mon genou me laisse tranquille » il conte avec bonheur son histoire et son parcours jusqu'à ce jour. Quant à l'avenir, il l'appréhende avec sérénité mais sans certitude. « Quand on m'a proposé de partir à Miami après le titre de 1995, j'étais trop jeune. Je préférais continuer à faire mes armes chez les amateurs et obtenir un diplôme avant de tout quitter pour me lancer dans cette aventure. » Un BTS Commerce International qui lui permet d'envisager une reconversion entre Miami et Biarritz, peut-être dans la promotion de Ttilika, la marque qu'il a créée en 2000 avec trois amis. En attendant, Eric continue de pratiquer son art et de susciter des vocations auprès de jeunes d'ici ou d'ailleurs. Si son parcours peut servir d'exemple à de nombreux prétendants, il insiste sur les deux points importants qui ont participé fortement à sa réussite : la volonté et le travail.
Fin août, l'ancien jeune pelotari de la Kostakoak de Bidart est reparti à Miami vivre de sa passion et se confronter aux meilleurs joueurs mondiaux. Il lui faudra continuer à travailler et garder cette envie d'être le numéro un s'il veut revenir l'été prochain sur ses terres basques pour briller et décrocher encore quelques trophées. Les trinquets n'ont pas fini de résonner du bruit de ses pelotes sur les murs.


Quatre invités pour un repas idéal :
« Ma maman et ma grand-mère, toutes les deux malheureusement disparues, Michael Jordan et Bono, le chanteur mais aussi l'homme de conviction. Pour ce repas atypique où les invités sont très différents, il y aura des kokotxas, puis un assortiment de viandes grillées à la broche à la mode
brésilienne avec de l'ananas pour caraméliser. Et pour finir, un russe. 
»


Questions… Réponses
La première pensée au réveil : Mal nulle part ?
Une devise : Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui.
Le pire défaut chez un homme : L'irrespect.
Un film : Gladiator.
Une chanson : When the streets have no name de U2.
Une peinture : "Labyrinth Patterns : Natural Textures", une toile de mon amie.
Un restaurant : Briketenia à Guéthary.
Un plat : La lotte.
Un vin : Un Saint-émilion ou un Saint-Estèphe.
Un jaï-alaï : Deux plus précisément : Miami et Biarritz.
Un lieu de sport : Un trinquet où règne une atmosphère spéciale.
Le pire souvenir de sport : Ma rupture du tendon d'Achille au championnat du monde à St Jean de Luz en 2004. Une terrible déception.
Le meilleur souvenir de sport : Le titre de champion du monde en 2000 à Gernika. Battre les espagnols chez eux, c'était fantastique.

jeudi 10 octobre 2013

La leçon de golf de Bruno - 02

Putting-green et practice 1/2


Après l'échauffement un passage au putting-green vous permettra de travailler dosage et alignement. Puis quelques approches et sorties de bunker avant d'aller au practice pour bien vous mettre dans le rythme et augmenter l'amplitude du swing. 


Putting. 

Le dosage : placez des tees à différentes distances (de 3 à 15 mètres). 


Pour bien évaluer la vitesse du green, cherchez à dépasser les tees de 30 cm sans essayer de les toucher. 

L'alignement : disposez au sol deux clubs parallèles pour faire un couloir jusqu'au trou pour exécuter des putts d'un mètre cinquante environ. 





Chipping. 

Mettez-vous en situation de jeu pour travailler le dosage et le rythme. 
Placez un repère et appliquez-vous à faire tomber la balle à cette endroit précis. 



Practice.

Avec votre sand-wedge, faites quelques approches en demi-swing pour trouver le rythme et la coordination.



Finissez avec deux ou trois swings pleins avant de prendre votre fer 9…

mardi 1 octobre 2013

Quelques photos du Lacoste Ladies Open de France à Chantaco

De la grâce, de la tension, de l'espoir, de la méthode… et beaucoup de talents.

Anne-Lise Caudal
Gwladys Nocera
Joanna Klatten
Lee-Anne Pace
Gwladys Nocera
Anne-Lise Caudal
Azahara Muñoz
Joanna Klatten
Azahara Muñoz, gagnante de l'édition 2013


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samedi 21 septembre 2013

Laurent Pardo, pour le plaisir et le jeu…

La démarche est ballante ; le regard, malicieusement pétillant et la parole coule comme la Nive à la fonte des neiges. La cinquantaine fougueuse, Laurent Pardo promène son élégante silhouette d'ancien joueur de rugby dans les rues de Bayonne, au Trinquet du Golf à Biarritz ou sur les plages d'Hendaye à la rencontre d'amis pour échanger et débattre passionnément de sport et de cuisine ou simplement pour un instant de méditation personnelle. Insaisissable mais pas fuyant, l'ancien ailier de l'Aviron Bayonnais est difficile à suivre, mais facile à aborder. Et parce que Laurent aime le jeu par-dessus tout, jouons sur les mots pour essayer de le découvrir et de le cerner.


Paradoxal. Depuis plusieurs années Laurent s'est lancé dans la fabrication de fauteuils de style Voltaire habillés de maillots de rugby. Une idée plutôt curieuse pour un homme qui ne tient pas en place et ne s'assied que très rarement. Mais grâce à cette trouvaille, l'ailier au quatorze sélections en équipe de France s'invite dans les salons des plus grands amateurs de rugby. Il a d'ailleurs décoré un de ses fauteuils avec un maillot de l'équipe d'Écosse échangé lors de sa première sélection pendant le Tournoi des V Nations - à l'époque - en janvier 1981.


Artiste. En plus des fauteuils, Laurent a aussi créé le "Palapluie", un manche de pala fixé sur un parapluie. Encore une idée singulière sortie de l'imagination de cet homme toujours à la recherche de créations pas forcément utiles, mais toujours subtiles. Ses longues marches sur la plage d'Hendaye lui ont inspiré la fabrication de petits objets à partir de galets ou de morceaux de bois ramassés sur le sable. « Et dire que les gens achètent des objets souvenirs fabriqués très loin d'ici, alors qu'il suffit de se baisser et d'un peu d'imagination pour trouver de l'authentique. » Depuis peu, il prend son chevalet, s'installe sur la corniche entre Hendaye et Socoa et peint la roche, les vagues et leurs mille gouttes de lumière qui viennent y exploser.

« Il suffit de se baisser et d'un peu d'imagination pour trouver de l'authentique. »


Rugby. Sûrement le mot qui l'a fait devenir ce qu'il est aujourd'hui. Son grand-père, était à la fois champion de France de pelote et international de rugby. Sa première cape obtenue en 1924 est soigneusement encadrée avec celle de Laurent, ainsi que l'un de ces maillots et celui de l'équipe d'Irlande. Des souvenirs d'un ascendant dont il partage le prénom et qui a, lui aussi, fait les beaux jours de l'Aviron Bayonnais et d'Hendaye. Histoire de famille, pas seulement. Le rugby c'est aussi une histoire de copains. Ceux avec qui on partage plus que des moments d'amitié. Ceux pour qui on ferait des kilomètres juste pour discuter un peu. Ceux qui donnent sans compter et qui prêtent sans intérêt. Le rugby est au centre de son monde. Un monde de jeu, de plaisir, de souvenirs avec les anciens camarades de terrain et de partage avec les plus jeunes.


Dons. Le premier, il l'a reçu de son grand-père. Ce sens de l'attaque et du jeu de "trois-quart aile" vif. Toujours en mouvement, suffisamment malin pour éviter l'adversaire et filer le long de la touche faisant se lever la tribune d'admiration. Un style de jeu qu'il lui permit d'inscrire deux essais - dont un décisif contre l'Angleterre - lors du Grand Chelem en 1981 aux côtés des Blanco, Codorniou, Berbizier, Rives, Dubroca ou encore Paparemborde. L'autre don, c'est celui qu'il fait aux joueurs qu'il a l'occasion d'accompagner lors des matchs des Barbarians français. Membre à part entière de ce club atypique qui prône l'attaque totale, Laurent transmet avec enthousiasme son goût du jeu et prodigue de précieux conseils. 


Original, enfin. On l'aura compris, Laurent Pardo est un homme singulier, unique. Il ne ressemble qu'à lui-même et c'est pour cela qu'il est apprécié. Il vit avec passion. Sa curiosité lui fait découvrir tous les jours de nouvelles envies. Jamais à court d'idée, il est sans cesse en mouvement et partage volontiers ses envies et ses craintes. Un personnage original au sens propre et noble du terme. 
Des jambes insatiables, un cœur de frère et une tête "entre glaise et nuages…"


Quatre invités pour un repas idéal : « Jennifer Lopez, Laure Manaudou, Christophe Colomb (David Bowie en réserve) et un de mes amis du rugby (quelle que soit la marque…). Je me sens bien, c'est bon de partager encore. Pour les présentations un gin-tonic avec des glaçons en pagaille. Pour le dîner, salade de tomates (du jardin de mon voisin Pampi), assortiment de viandes à la rôtissoire, purée de patates Irastorza (bas-quartier Hendaye), salade, poire Belle-Hélène, vin Malbec argentin, café Negro arabica… Et Banzaï ! »



Questions… Réponses
La première pensée au réveil : Ca recommence… Super !
Une devise : Illico presto.
Le pire défaut chez un homme : L'intolérance.
Un film : Le Discours d'un Roi.
Un livre : Les Poèmes de Victor Hugo.
Une chanson : Superstition de Stevie Wonder.
Une peinture : Les Nymphéas de Monet.
Un restaurant : Chez Pantxoa à Socoa.
Un bar : Le Real Union à Irùn. 
Un plat : La morue.
Un vin : J'aime un verre de vin en fin de matinée, de temps en temps, pour accompagner un pintxo. J'apprécie ce moment, je le savoure…
Un stade : Tous les stades de rugby… Vides ! 
Un lieu de sport : Un trinquet.
Le pire souvenir de sport : Je cherche mes crampons dans le vestiaire… Mes copains vont sur le terrain pour jouer… Je me réveille !
Le meilleur souvenir de sport : A 15 ans j'ai gagné une course de kayak sur le lac de Soustons… Un déclic.