lundi 30 juin 2014

La santé des plantes

La réflexologie plantaire chinoise

​Bien plus qu'un simple massage des pieds, la réflexologie plantaire repose sur le principe selon lequel les pieds comportent des zones réflexes qui correspondent à toutes les parties et organes du corps. Elle vise à mobiliser les processus d'auto guérison du corps, à inciter chaque partie de celui-ci à faire son travail de façon naturelle.​

Principe :
Un soin en réflexologie consiste à soulager la personne en traitant les déséquilibres du corps, grâce à des pressions manuelles exercées sur ces zones dites "réflexes". La stimulation de ces zones réflexes entraîne une libération d’énergie stagnante (cause du dysfonctionnement selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise). La réflexologie est utilisée aujourd'hui tant dans un cadre préventif que dans celui de l'accompagnement de la prise d'un traitement médical au titre des médecines non conventionnelles non alternatives. La réflexologie est utilisée principalement dans un objectif de relaxation. Il faut savoir que 75% de nos problèmes de santé peuvent être liés au stress. Concrètement, pour une personne qui a des troubles du transit (comme la constipation), et qui n’arrive pas à régler ce souci par d’autres moyens (en mangeant des fibres par exemple), la stimulation de la zone correspondante sous les pieds aidera les intestins à faire leur travail naturellement et à libérer les blocages. De même pour des douleurs ou autres troubles liés au système reproducteur (problèmes menstruels, de procréation…), la stimulation des zones correspondantes soulagera les douleurs et relancera le fonctionnement naturel de ces organes. 

Quelles réactions ?
Beaucoup se poseront la question de savoir si "ça" fonctionne ou pas, s'il va y avoir des réactions ou pas... Il faut en premier lieu, faire confiance à son corps ! La réflexologie plantaire stimule l’organisme et mobilise les processus d’autorégulation de celui-ci. Elle transmet des informations aux organes. Suivant les cas, elle leur demande de se mettre en route, de travailler ou de se calmer, afin de retrouver un équilibre.  Un traitement réflexologique donne une certaine initiative à l’organisme : le corps cherche alors à éliminer les toxines et les déchets. En général, les réactions aux traitements apparaissent dans les 72 heures qui suivent la séance. Plusieurs effets ressentis : la fatigue, accentuation de la douleur, courbatures… mais aussi de l’énergie ! Il est rare que les réactions se déclenchent plusieurs jours après une séance. Clairement, après quelques jours de nettoyage et de rééquilibrage, pas forcément très agréables, l’état général de la personne s’améliore dans la majorité des cas

Attention : personne ne réagit de la même manière, ni n'a la même sensibilité que son voisin. Nous sommes tous uniques, donc tous différents, et avec des réactions physiologiques propres à chacun.



Valérie Bonilla - 06 21 01 26 82

jeudi 29 mai 2014

Aux fil(les) de l'eau

© Jeff Ruiz
Deux d’entre elles avaient déjà accompli l’exploit en 2009 de traverser l’océan Atlantique à la force des bras. Du Cap Breton au Canada à Capbreton dans les Landes, les rameuses Stéphanie Geyer-Barneix et Alexandra Lux ont parcouru plus de 4 800 Kms en 54 jours à raison de 21 heures de rame par jour. Une performance telle qu’elle est inscrite au Livre Guiness des Records. Outre l’aspect sportif, cette expédition avait pour objectif de sensibiliser le public sur l’importance de la protection de l’eau. Pour 2015, Stéphanie et Alexandra, accompagnées de Justine et Itziar, préparent un autre défi de taille : relier le Cap Horn, à la pointe sud du Chili, au continent Antarctique. Une vingtaine de jours de rame sur un paddle-board sera nécessaire afin de parcourir les 1 500 Kms environ dans une eau n’excédant pas 3°C et dans des conditions extrêmes de vent et de forts courants. 


© Céline Hamelin
Qu’est ce qui peut pousser quatre jolies jeunes filles à tenter cette aventure ? Sûrement l’amour de l’eau et la volonté de faire prendre conscience que cet élément, source de vie, doit être protégé et choyé. Aguerries aux pratiques sportives aquatiques, elles multiplient les récompenses dans ces domaines : l’aînée de la troupe, Stéphanie Geyer-Barneix est championne du monde de Sauvetage Côtier et de paddleboard (Molokaï), Alexandra Lux fut, elle aussi, championne du monde de Sauvetage Côtier en 2010, Itziar Abascal remporta le titre de championne d’Europe de cette discipline en 2001, alors que la cadette de l’expédition, Justine Dupont, a fini troisième du Championnat du monde de Surf en 2013 et fut la première femme à surfer la mythique vague de Belharra. 


Trajet entre le Cap Horn et l'Antarctique
Autour de cette aventure sportive - parrainé par le célèbre navigateur Yves Parlier - il y a un véritable projet pédagogique mondial pour apprendre aux enfants et aux plus grands à respecter l’eau. A partir du mois de mars, de nombreux événements auront lieu dans des classes, du primaire à l'université, afin de les sensibiliser par l’intermédiaire de jeux, d’outils interactifs, de projets spécifiques. Et dès septembre, des recherches scientifiques en rapport avec l'expédition seront menées.

Si vous avez envie de participer à cette aventure, vous pouvez rejoindre le club des "Givrés" - les supporters de Cap Ô Pas Cap - dont font déjà parti des personnalités sportives, publiques et médiatiques, notamment le multiple Champion Olympique Tony Estanguet pour qui l’eau est un véritable trésor. Plusieurs formules d’adhésion sont possibles de 10 à 500 euros pour soutenir une des causes du projet (l’innovation en matériel, la recherche scientifique et les actions pédagogiques). 

En attendant, Stéphanie, Alexandra, Itziar et Justine s’entraînent fort et préparent deux traversées "tests" entre la Corse et Monaco en juin, et en Bretagne en octobre. 



Tribunes suivra avec attention les préparatifs et vous donnera des nouvelles de cette extraordinaire aventure sur www.facebook.com/Tribunes

mercredi 30 avril 2014

Ecole d'humilité

© Fred Prat

« Quatre boules de cuir tournent dans la lumière » Claude Nougaro


La vie est un combat, et qui aura un peu vécu se rendra à cette évidence. Boxe, boxe. 

Depuis que le monde est apparu les organismes vivants luttent et insistent pour exister. Le si fragile brin d'herbe s'évertue à franchir les couches de terres, ou de cailloux, pour atteindre la lumière. Gauche, droite, enchaîne. Boxe, boxe. 

Plus proche de nous, le vaillant spermatozoïde vainqueur deviendra en s'accouplant à l'ovule qui l'attend, un être humain. Vous, moi. Esquive, remise. Avance. Déplace-toi. Boxe, boxe. 
Toutes ces luttes sont inhérentes à la vie, de l'activité sportive pratiquée de façon épisodique jusqu'au sport de compétition. Vouloir les aplanir, voire les éradiquer dans une société au risque zéro, et à l’effort nul, serait une erreur grossière pour le développement physique et mental de l'enfant, et de l'adulte qu'il deviendra. Parce que chaque petit innocent à qui nous donnons vie doit apprendre à se respecter, à respecter l'autre son égal, à maîtriser ses peurs et appréhensions, et à faire sa place (en plus de tout le reste...) Autant de vertus que le sport nous apprend. Pas de bagarre de rue. Boxe, boxe. 
Combien de petits délinquants bagarreurs sont devenus des hommes respectables en passant par la boxe ? Et les sports durs comme le "Noble Art" concourent à aguerrir l’individu, dans la mesure où son entourage y voit autre chose qu’une pompe à fric. Ce n'est pas en supprimant les écueils que l'on devient plus fort, plus sûr, c'est en s'y préparant, et en les affrontant que l'on peut les surmonter. Sac de sable. Punching-ball… et les heures de corde à sauter. Boxe, boxe. Ton jeu de jambes… Suer, perdre du poids. Boxe, boxe…

On peut être poète de talent comme Nougaro et apprécier la boxe. Avoir le « cartable bourré de coups de poings ». On peut être boxeur et devenir Nelson Mandela, homme d'état que nous avons connu et que nous admirons. Observe, analyse l'adversaire et patiente. Boxe, boxe. 

La boxe fascine. Parce que deux hommes, entraînés, se défient physiquement et mentalement sur un ring, se respectant mutuellement et respectant scrupuleusement les premières règles édictées en 1743  par Jack Broughton, pour éviter que ce sport ne soit une tuerie. En boxe, on ne frappe pas un homme à terre par exemple. Break. Relève la tête et boxe, boxe. 
Certes, la finalité est de gagner. Et alors !? Qui aime perdre ?  Le pugilat existe depuis plus de 3 200 ans, Homère en parle dans l’Iliade. Les hommes, même sages, ont toujours eu, dans leur jeunesse, besoin de cet affrontement. Dans notre monde moderne, les dames aussi s’y sont mises… Jab, jab…Ta garde…Boxe, boxe. 

La boxe sculpte les corps, tonifie les muscles, canalise l'agressivité naturelle de l'enfant, apprend à se défendre le cas échéant, mais surtout renforce le mental, la pugnacité, l'envie d'aller au bout de soi, avec un adversaire direct qui fera payer cash la moindre erreur. Et que cette souffrance sera physique et psychologique. Et qu'il faudra trouver en puisant profondément dans sa nature, le courage de surmonter sa peur, et de se maîtriser, pour ne pas tomber dans l’irrespect. Et de continuer. Prendre des coups, durs, les encaisser, les oublier pour aller plus loin. Esquive, esquive. Accroche-toi. Boxe, boxe. Remise.
Mais ce sport ne s'arrête pas là. L'acceptation douloureuse de la défaite (ou de la supériorité) à l'instant "T" de l'adversaire,  empêche de devenir prétentieux, arrogant. Par ailleurs, la victoire est belle et encourageante mais la retenue vis-à-vis du vaincu est de mise. On ne pavane pas, parce qu'on sait très bien que demain... on peut aussi aller mordre la poussière. Break... 7, 8, 9... Stop ? !  

En sport, et contrairement à quelque doctrine jusqu’au-boutiste venue des états-Unis notamment,  l'adversaire n'est pas un ennemi, et si le mot de "guerre" est utilisé, il reste impropre. On ne fracasse pas. On ne cherche pas à retirer la vie. Si l'esprit de combat, et le besoin de victoires existent, ce n'est pas pour autant que, le match terminé, on se hait, on sort les armes. Éduquer nos enfants à comprendre cette différence est fondamental pour leurs repères. 

C’est fini. Embrasse ton adversaire, vainqueur ou vaincu. Va saluer son coin. Reste digne. 


La cruelle défaite, lorsqu’elle arrive, sert autant que la victoire, avec en plus la volonté de progresser pour gagner. 


Texte : Roger Pascual - Photo : © Fred Prat. Toute utilisation du texte ou de la photo sans autorisation est formellement interdite.

lundi 7 avril 2014

Surf Tandem, le sport des rois et des reines.


Il semblerait que le surf ait toujours été présent dans la culture hawaiienne et même que les rois hawaiiens s'en servait pour asseoir leur légitimité auprès de leur tribus. Certains emmenaient leur reine dompter les vagues et affirmaient ainsi encore plus leur pouvoir d'évoluer et de maîtriser les vagues. 

En 1920, le Surf Tandem eu une deuxième vocation avec les "Beach Boys" de Waïkiki, qui emmenaient les touristes sur leurs planches pour un tour dans les vagues d’Honolulu. Toute la jet-set hollywoodienne venait surfer les vagues de Waïkiki et les starlettes de cinéma louaient les compétences de ces surfeurs aguerris. 
Pendant très longtemps ils se contentèrent de les aider à se lever voir de les asseoir sur leurs épaules. Deux légendes du Surf, Pete Peterson et Lorien Harrison vinrent à Hawaii en 1931 et découvrirent le Surf Tandem. Ils retournèrent en Californie l’année suivante pour commencer la pratique de cette discipline à Malibu et Corona del mar. Leurs premiers portés étaient très basiques comme les quinze premiers actuellement sur la "chart list". En 1963, beaucoup de couples réussissaient déjà à passer des portés basiques et ce n’est qu’en 1970 que la totalité des portés américains furent réalisés sur une planche.

Le Tandem en France
Depuis 1970, Steeve et Barrie Boehne ont sillonné le globe pour développer ce sport et apprendre la technique de ces figures lors de festival comme celui de Biarritz. Depuis 2000, on compte presque quinze couples d’assidus en France et un circuit national de quatre épreuves. La Fédération Française de Surf a reconnu depuis 2003 le Surf Tandem au sein de son fonctionnement et compte maintenant cinq épreuves par an dont une coupe du Monde. La discipline ne cesse de progresser par le nombre grandissant de couples licenciés mais aussi par une recherche tant du côté règlement qu’artistique (création de portés nouveaux).

Champions du Monde
Sarah et Rico pratiquent le Surf Tandem depuis 2002 et ont quelques titres à leur actif : sept fois champion de France, deux fois vainqueurs de la coupe du Monde mais un seul titre leur manquait, celui de Champions du Monde ISA. Ils viennent tout juste de remporter la compétition la plus prestigieuse en devançant les deux derniers tenants du titre. 


Bravo à eux qui manient avec élégance l'équilibre et la force nécessaires à cette jolie discipline.



Texte et photos : Rico Leroy

lundi 3 février 2014

Les filles du XV à l'honneur

Elles ont l’amour du rugby, elles y jouent, elles en parlent : ce nouvel opus de Tronches de rugby donne la parole aux joueuses du XV de France. Avec les joueurs du Top 14 qu’elles ont choisis, il est l’occasion d’un dialogue - poste pour poste - sur leur passion commune. A travers elles, rencontrées et photographiées hors des stades, il offre une galerie de portraits de joueuses, et surtout de femmes. A côté d’elles, enfin, il permet aux stars du Top 14 - torses nus et vertus féminines peintes sur le corps, façon Femen mais l’agressivité du slogan en moins - de rendre hommage à leurs "Sœurs d’armes".
Un hommage sincère et légitime. Un hommage nécessaire, aussi, à quelques mois de la Coupe du Monde de rugby féminin, que la France accueillera à l’été 2014.

Encore une fois c'est pour une bonne cause car Tronches de rugby - Sœurs d’armes est le support d’une donation à la Fondation Albert Ferrasse - Fédération Française de Rugby qui a pour objet de venir en aide aux joueurs de rugby blessés au cours d’un match ou sur le trajet entre leur domicile et le stade.

Tronches de Rugby - Sœurs d'armes
Edition Provale