jeudi 25 juillet 2013

Esprit d'équipe

Guide Hendaye Loisirs
Sous l’impulsion de l’Association des Hôteliers Hendayais, un guide des activités de loisirs vient d’être édité. Il sera disponible dans les onze hôtels participants de la ville. « L’objectif est de bien montrer aux personnes qui viennent nous voir à Hendaye qu’elles ont accès à de multiples activités tout proche des lieux d’hébergement » précise Marc Applagnat de la Villa Goxoa. Voile, surf, plongée, jet-ski, pirogue, parcours-aventures, thalassothérapie, golf, pelote basque, pêche ou visite de château… autant de réjouissances que les professionnels hendayais proposent aux visiteurs pour leur bien-être.

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A moto pour Bixente 
Christophe Bergeron, motard émérite se lance dans une aventure particulière cette année. Il va rouler pour Bixente, un jeune bayonnais de 22 ans atteint du syndrome de Nager qui provoque de multiples malformations maxilo-faciales. Près de vingt interventions chirurgicales ont déjà réduit ses troubles respiratoires et alimentaires, mais il a besoin d'une prothèse pour accéder à une vie normale. Son coût est trop important pour lui et sa famille. L'association Bixenterekin a donc été créée pour collecter des dons directement ou par l'intermédiaire d'actions comme celle du motard Christophe Bergeron. Tout au long de sa saison de rallye routier moto, Christophe portera les couleurs de l'association afin de la faire connaître et pour récolter le plus de dons possibles pour financer l'opération de Bixente. En France, mais aussi en Espagne, au Maroc et en Belgique, il sillonnera les routes tout seul sur sa moto mais avec dans sa tête et dans son cœur une grande place pour ce jeune homme qui se bat tous les jours avec un courage immense. 
Contact : chris.bergeron@wanadoo.fr et www.bixenterekin.wordpress.com pour consulter toutes les actualités de l'association et envoyer des dons.

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Hendaikiki Festival
L'association Hendaikiki, créée il y a un an, organise la deuxième édition du Hendaikiki Festival les 7 et 8 septembre 2013. L'objectif est de faire évoluer les attitudes de la société à l'égard des personnes handicapées. L'année dernière près de 400 visiteurs avaient participé à des activités comme le surf, l'aviron, le sauvetage côtier, le poney ou encore le rugby fauteuil, organisées grâce à la solidarité des commerçants, entreprises, associations et particuliers. Cette année, Hendaikiki a besoin de dons financiers et matériels pour le déroulement du festival. Toute aide sera la bienvenue : animations d'activités, interventions ou présence bénévole afin de permettre à des personnes handicapées de se sentir moins isolées. A travers cet événement, l'association Hendaikiki souhaite rendre accessible les activités nautiques au plus grand nombre. 
Pour plus de renseignements, contactez l'association par mail : hendaikiki@live.fr ou sur www.kisskissbankbank.com/hendaikiki-festival pour faire un don.

mardi 16 juillet 2013

Le Conseil Santé de Renaud Bonnet

Syndrome du pyramidal 

Alors que vous rentrez du repas de la Foire au Jambon où vous êtes resté toute la journée assis sur un banc, ou que vous vous préparez pour le semi-marathon de Béhobie-San Sebastian, ou encore que vous sortez d’une session de surf à la Côte des Basques... Vous ressentez une douleur exquise vous traversant la fesse et qui vous fait regretter ces moments de plaisir. Ce mal a pour nom : syndrome du pyramidal ou sciatalgie. Contrairement à sa cousine la sciatique, qui est souvent due à une hernie discale, il provient d’un spasme du muscle appelé le pyramidal. Si on dit que la nature fait bien les choses, elle n’avait pas projeté toutes ces activités sollicitant cette région anatomique et a décidé de faire passer le plus gros et long nerf du corps - le sciatique - à travers ce petit muscle. En imaginant que celui-ci ressemble plus à une toile de jute qu’à un tissu élastique, vous comprendrez facilement que le nerf est aisément stressé lorsque le pyramidal est sur-stimulé au cours de vos activités quotidiennes. Afin de retrouver une physiologique normale de ce muscle et éviter des douleurs récurrentes, il est important de l’étirer régulièrement.

Étirement du piriforme :
Allongez-vous sur le dos jambes pliées. 
Ramenez la jambe vers votre buste.
Faites passer le pied vers la face externe de la jambe au sol. 
Avec la main opposée, attrapez le genou et amenez-le vers la hanche opposée. 
Maintenez l’étirement pendant 20 secondes puis relâchez. 
Répétez trois fois. 
Faites attention pendant l’exercice de maintenir les épaules plaquées au sol. Vous devez ressentir un étirement au niveau de la fesse.


Renaud Bonnet - Ostéopathe
1, avenue Mohernando - 64200 Biarritz
Tél. 05 59 22 16 03

mardi 9 juillet 2013

Tribunes #2 bientôt disponible…


Dans ce deuxième numéro, on parle de polo, de golf et de rugby avec l'unique Laurent Pardo.

jeudi 4 juillet 2013

Alex & le jeu de paume

Versailles, 20 juin 1789 - Les députés du Tiers état se jurent de rester unis jusqu’à la création d’une Constitution. Cette date importante qui marquera le début de la Révolution française restera dans l’histoire sous le nom du Serment du Jeu de Paume. 
Fontainebleau, 24 février 2013 - Alex Foix remporte l’Open de France Junior. Une date importante dans l’histoire de ce garçon natif de La Bastide Clairence. A 15 ans, il gagne la compétition dans deux catégories : les moins de 16 ans et les moins de 18 ans. Une véritable performance pour ce jeune homme attachant qui ne manque pas une occasion de croiser le fer - enfin… la raquette - avec des amis ou en famille. Il faut le voir sur le carreau - c’est comme cela que l’on nomme le court dans cette discipline - accrocheur, précis, dans un style faussement détendu, il promène ses adversaires et maîtrise sur le bout des doigts toutes les règles et subtilités de ce sport mal connu. 



C’est une fierté pour ses parents, voisins du trinquet dans leur chambres d’hôtes La Maison Marchand, et très impliqués dans la vie du club. Ce club dont Gilbert, le père d’Alex, a été Président-adjoint la première année, met tout en œuvre pour la survie de cette activité spectaculaire dans le pays basque et le sud-ouest. Depuis la fin du XIXe siècle, les jeux de paume, très fréquents dans la région ont été transformés en trinquets, laissant la place à la pelote. Seuls cinq carreaux accueillent encore des parties de paume dans les Pyrénées-Atlantiques : Beaumont à Pau, Arcangues, St-André à Bayonne, Balaki à Itxassou et donc La Bastide Clairence. Paradoxal pour ce sport né au Moyen-Âge et très populaire ici jusqu’au XVIIIe siècle.


Le bon roi Henri IV était un fervent adepte de cet ancêtre du tennis, et la plus grande figure mondiale du jeu de paume est née à Saint Jean de Luz et s’appelait Pierre Etchebaster (champion du monde de 1928 à 1956). Il serait dommage que ce sport traditionnel disparaisse de nos villages, et à plus forte raison de La Bastide Clairence, car il est démontré maintenant que son trinquet est le plus ancien du monde. Il date de 1512. Les paumiers de tous horizons viennent y échanger quelques balles aux rebonds facétieux avec respect et plaisir. Espérons pour l’avenir du jeu et de ses jeunes talentueux qu’un autre serment - plus de deux cents ans après - unisse tous les amoureux de ce sport dans l’unique objectif de le faire perdurer. 

Jeu de Paume Bastida

vendredi 21 juin 2013

La pirogue


La pirogue - "outrigger canoë" en anglais - est le plus vieux moyen de transport de l’humanité. L’homme n’avait pas encore domestiqué le cheval qu’il voyageait déjà au moyen de troncs d’arbres creusés dont l’équilibre était assuré par un balancier. On trouve des traces de pirogues sur tous les continents et c’est sans doute ce qui explique le sentiment particulier que l’on ressent face à cet engin asymétrique et pourtant si gracieux. L’arrivée des nouvelles technologies composites à fait de la pirogue ancestrale un formidable engin de glisse et de plaisir. La pratique de la pirogue, devenue légère, résistante et facilement démontable est ainsi devenue le sport roi des îles hawaïennes avant de se développer hors de ses frontières naturelles.

Il existe deux types de pirogues "sportives" : 
la pirogue polynésienne, le Va’a 
et la pirogue hawaïenne, OC.

Le Va’a est le grand frère de la pirogue hawaïenne. Il est tahitien est a été conçu en rapport avec la géographie locale : toutes les îles de la Polynésie sont entourées de lagons où l’eau est plate et peu profonde. La pirogue polynésienne, ou Va’a, est donc très tendue dans ses lignes, très peu volumineuse et se caractérise par l'absence de gouvernail (même si l’on trouve aujourd’hui des Va’a avec gouvernail) : le rameur se propulse et se dirige à l’aide de sa pagaie ce qui nécessite un véritable apprentissage. Le Va’a est extrêmement rapide sur plan d’eau plat pourvu que le rameur possède la technique nécessaire pour exprimer sa puissance tout en maintenant l’engin dans la bonne direction. Enfin, le rameur est assis dans la pirogue et non sur celle-ci comme pour la pirogue hawaïenne.
L'hawaïenne est conçue pour évoluer dans un milieu complètement différent : l’archipel d’Hawaï est composé d’îles tombant directement dans le pacifique. Il n’y a pas de lagons et les puissantes houles se brisent directement sur les îles. La pirogue hawaïenne est donc étudiée pour affronter ce type de conditions : ses lignes sont généreusement "bananées" afin de pouvoir partir au surf dans des conditions de vents portants, son volume est plus important que celui de la pirogue polynésienne et elle est pourvue d’un gouvernail ce qui simplifie considérablement la tâche du rameur : celui-ci n’a plus à se concentrer que sur la propulsion, la direction étant assurée au moyen de pédales reliées au gouvernail. Enfin, le rameur est assis sur la pirogue et non dedans. Précisons que le développement de la pratique de la pirogue dans le monde tend à réduire de plus en plus les différences entre ces deux esquifs.

La pirogue hawaïenne a été dès son origine conçue pour surfer les houles de vent du pacifique. Le jeu est de choisir d’aller d’un point A à un point B, en ramant avec le vent dans le dos - "down wind" en anglais - et poussé par la houle formée par le vent. Le rameur "attrape" alors celle-ci est surf littéralement l’océan, pouvant atteindre des vitesses supérieures à 25 kms par heure. C’est une sensation grisante que de sentir sa pirogue accélérer sur chaque vague, même les plus petites !! De telles performances ne sont possibles que par l’utilisation des techniques de fabrication composites les plus modernes. Plus proche des normes aéronautiques que nautiques, ces "bateaux" sont construits à l’aide de fibres de carbone et de résine époxy. Une fois les tissus appliqués les moules sont mis sous vide et passées au four. C’est ainsi que les pirogues modernes ne pèsent qu’une dizaine de kilos pour une taille d’environ 6 mètres. Afin de tenir compte des contraintes de la vie moderne, les pirogues actuelles sont facilement démontables puisque les bras de liaisons (les iakos) se fixent à l’aide de clips sur la pirogue et le balancier (ama). Il devient donc très simple de la transporter sur le toit d’une voiture et de la stocker dans un garage ou sous l’avant-toit de sa maison. Le plaisir de la glisse allié à la légèreté, la solidité et la facilité de montage, ont permis un développement spectaculaire de cette pratique dans le monde et depuis peu en Europe. Les surfeurs ont été parmi les premiers à s’enthousiasmer pour cette nouvelle glisse. C’est ainsi que le Pays Basque est devenu, tout naturellement, la porte d’entrée en Europe de la pirogue hawaïenne.

Sport complet, écologique, la pratique de la pirogue séduit de plus en plus les adeptes des sports d’endurance mais aussi les adeptes des salles de sports soucieux de se rapprocher au plus près de la nature.


Textes & Photos : Guy Ringrave